Résidence secondaire : qu’en est-il de la fiscalité ?

.  Aucun commentaire
Non classé

Luxury swimming pool and exterior of villa in Spain

L’achat d’un bien immobilier peut être conditionné par la fiscalité qui s’applique à ce dernier ; si les impôts prélevés sur les habitations principales sont souvent évoqués, qu’en est-il des taxes si vous achetez une résidence secondaire ?

Pour commencer, une résidence secondaire se définit comme étant un bien immobilier détenu par un ménage qui n’y vit pas toute l’année, contrairement à la résidence principale située proche des lieux de travail. Les résidences secondaires sont soumises à plusieurs impôts : la taxe foncière, la taxe d’habitation et les impôts locaux. Sachez que votre bien ne pourra faire l’objet d’aucune exonération ni d’abattement pour le calcul de l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) ou pour les droits de succession.

La taxe d’habitation est effectivement due, même si vous n’occupez pas votre maison ou votre appartement de vacances. Elle est généralement à régler en novembre ou en décembre et est basée sur la valeur locative de votre bien immobilier, généralement plus élevée qu’une résidence principale car il est souvent suité dans une région touristique. Elle peut toutefois variée en fonction des collectivités. Pour rappel, en 2015, la taxe d’habitation a augmenté dans un certain nombre de régions qualifiées de zones tendues. A Paris, à titre d’exemple, la taxe d’habitation sur les résidences secondaires est passé de 20% à 60% fin 2017. Cette mesure a pour principaux objectifs d’inciter les propriétaires à louer leurs biens ou à les vendre. Ces majorations peuvent toutefois faire l’objet d’une exonération dans trois cas :

-          La résidence secondaire est utilisée dans le cadre d’une activité professionnelle

-          Les personnes qui résident dans le logement sont en attente d’un placement en maison de retraite ou autre établissement spécialisé

-          Les propriétaires voudraient habiter dans leur bien mais ils n’en ont pas la possibilité (expatriés…)

Depuis la loi de finance 2012, la fiscalité a évolué concernant la vente de résidence secondaire et les plus-values immobilières. Si la plus-value du bien immobilier que vous vendez dépasse 50 000 euros vous devrez vous acquitter d’un règlement de 2 à 6% du gain réalisé ; l’exonération de cette taxe est toutefois possible si la vente du bien permet le rachat d’une résidence principale. Aussi, le gain réalisé par la plus-value est soumis à l’impôt sur le revenu à un taux de 19% après abattement qui sera fonction de la durée de détention du bien. Si celle-ci dépasse 22 ans, vous serez alors exonéré de cet impôt.

A retenir : la fiscalité des résidences secondaires ne doit pas avoir d’influence sur votre décision d’acheter ou non un deuxième bien immobilier au soleil ou dans la région de vos rêves. Par contre, elle doit nécessairement être prise en compte dans le calcul de votre budget d’achat, sans quoi vous pourriez avoir de mauvaises surprise.

Répondre